Au préalable un nombre de grands électeurs a été attribué à cet état en fonction de sa population, et le vainqueur dans cet état remporte l'intégralité des grands électeurs de l'Etat.
Dans le cas présent Obama a gagné très largement. Toutefois, avec ce système, un candidat qui récolte plus de voix au total mais qui gagne largement dans les états où il gagne et perd d'un cheveu dans les autres peut perdre malgré un nombre de voix globalement supérieur. Cela s'est produit en 2000 avec l'élection de Bush alors qu'Al Gore avait fait plus de 0,5% de voix en plus que lui, avec les conséquences désastreuses que l'on connait.
Personne aux Etats-Unis ne semble trouver cela anormal.
Autre exemple, la France a connu un choc le 21 avril 2002 avec la présence de Le Pen au second tour de l'élection présidentielle. Nombreux alors ont été ceux qui ont eu le sentiment de ne pas avoir réellement le choix au moment de désigner définitivement le président.
Pourtant personne n'est s'est demandé si le mode de scrutin pouvait être repensé pour éviter une situation absurde comme celle de retrouver au second tour de l'election suprême un homme rejeté vivement par 80% de la population.
Pourtant, des chercheurs de l'Ecole Polytechnique ont testé en avril 2007 une autre mode de scrutin: « le jugement majoritaire », qui consiste principalement à demander aux électeurs de donner leur avis sur l'ensemble des candidats. La question posée était: "Pour présider la France, ayant pris tous les éléments en compte, je juge en conscience que ce candidat serait" et les possibilités de réponse proposées pour chacun des candidats étaient: Très Bien, Bien, Assez Bien, Passable, Insuffisant, ou A Rejeter.
Tous les détails ici
Certes nous sommes en démocratie, toutefois elle n'est pas parfaite, et peut toujours être améliorée, c'est même un devoir de toujours chercher à l'améliorer. Alors quand allons nous réfléchir à l'amélioration d'anciens systèmes qui ont prouvé leurs insuffisances?
1 commentaires:
Tu oublies de préciser que cette étude mettait... Bayrou en tête :o)
Deux remarques à mon sens :
1. le système à l'étude demandait une pédagogie telle qu'elle rend impossible le vote pour certains et notamment nos anciens (tu me diras ça ne favorisera par Sarko pour une fois :o)
2. C'est carrément le vote présidentiel qu'il faut revoir. l'élection d'un homme qui après tout n'a que les affaires étrangères et l'armée à sa direction ne doit pas polariser le choix électoral. C'est l'idéologie d'un homme à l'ego surdimensionné, j'ai nommé le général de Gaulle.
Faisons des législatives une élections à 1 tour à la Proportionnelle, qui élira de manière indirect pour le Peuple le Président (sûr d'avoir une couleur dominante à l'Assemblée avec le bon Président). Pour assurer un fonctionnement viable, Donnons au moins 33% des sièges au Parti en tête avec les 2/3 répartis de manière complètement proportionnel. Et jartons le Sénat qui coûte et ne sert à rien. Beaucoup d'économie, de la représentativité. Et sur la base du 1er tour cela aurait donné en projection de sièges :
UMP : 310
PS : 25 % = 96
MD : 18,7 % = 72
FN 10,5 % = 40
LCR : 4,5 % = 17
Verts : 2 % = 2
PC : 2% = 2
Certes 40 sièges pour le FN, mais avec de telles conséquences il n'est pas sûr qu'il y aurait encore 3,5 millions d'électeurs pour le Pen...
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