Un plan de départ à la retraite volontaire est prévu pour France Télévisions.
Il concerne 900 personnes sur les 10 500 en place et est la conséquence de restrictions budgétaires demandées par le ministère des finances afin d'obtenir un budget à l'équilibre malgré la baisse des recettes publicitaire liée à la crise économique.
Ces économies ne proviennent pas du manque à gagner lié à la suppression de la publicité sur France Télévisions puisque l'État a indiqué à Patrick de Carolis qu'il serait compensé, en tout cas pour 2009.
Ce n'est donc pas ce qui m'offusque aujourd'hui.
Par contre, cela a été décidé après que de Carolis soit allé “demander à Bercy de lui préciser les ressources publiques dont France Télévisions pourra bénéficier dans les années à venir” selon Le Point.fr.
Cela signifie à mes yeux quelque chose de grave.
Auparavant le service public audiovisuel était financé par la redevance et par la publicité, mais depuis qu'il a été décidé par Nicolas Sarkozy de supprimer la publicité et de ne pas augmenter la redevance, le président de France télévisions doit aller tous les ans quémander à l'État son financement.
Quel en sera la conséquence? Un service public qui devra bien prendre garde à ne pas froisser le pouvoir en place, puisque c'est lui qui décide directement de ses futures recettes. Si l'on ajoute à cela la nomination du président de France Télévisions et de Radio France par le président de la République, et le fait que les chaînes privées soient liées à des intérêts industriels, et/ou à des intérêts politiques par amitié et autre renvoi d'ascenseur, je doute de l'adéquation de notre système médiatique actuel avec une démocratie moderne.
Et je déplore l'orientation que Nicolas Sarkozy, seul, décide de lui faire prendre.
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Il y a 10 minutes
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