dimanche 2 novembre 2008

USA 2008: Simplification médiatique

Les médias parlent beaucoup des élections présidentielles des Etats-Unis. On pourrait rapidement résumer le discours général comme ceci:

L'élection du candidat noir Barack Obama sera un symbole fort et positif pour le monde, si tout va bien. Dans le cas contraire, McCain poursuivra la désastreuse politique de Bush et pourrait même être remplacé en cours de mandat par une extrémiste ultra-conservatrice.

C'est beau comme un film de Walt Disney: on a un gentil, symbole de la tolérance, qui peut nous sauver d'un duo de méchants et faire revenir la chaleur et l'amour sur le monde.

Les médias se contentent de la simplicité de ce scénario, facile à relayer et porteur d'une évidente dramatique.

Pourtant, ne serait-il pas intéressant de discuter du programme de Barack Obama? Ne serait-il pas judicieux de creuser au delà d'une première analyse superficielle fondée sur les apparences?

Il semblerait que les médias n'aient pas vraiment comme but de nous faire réfléchir, et qu'ils se contentent des généralités ou des évidences pour remplir leurs programmes et maintenir leur audience. Quelle solution pour un téléspectateur qui s'intéresse au fond des choses, chercher ailleurs qu'à la télévision les éléments nécessaire à sa réflexion?

Comment, alors, tirer les gens vers le haut sachant que peu prennent l'initiative de se fatiguer à chercher au delà de ce que leur présente la télévision?

Si les médias creusaient un peu, ils remarqueraient une chose qui à mes yeux est importante: la pauvreté de l'offre politique américaine, ou plutôt de l'offre médiatico-politique américaine.

Parce qu'un électeur qui a compris les méfaits de la politique menée par les républicains n'a en réalité pas le choix: il doit voter pour Obama. Dans ces conditions quel besoin de lire son programme? Du coup, quel besoin pour Obama de soigner son programme?

Il y a d'autres d'autres candidats à la Maison Blanche, comme Ralph Nader par exemple, ou d'autres candidats (notamment de gauche), mais les médias n'en parlent pas.

Parce que l'électeur américain n'a pas vraiment le choix, ou se le voit souffler par son environnement médiatique, il résulte du système américain une grande pauvreté politique.

Et parce que je ne pense pas que cela soit propice à l'épanouissement d'une société, je me battrai pour que la France s'écarte de ce chemin, celui de la bipolarisation.

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